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René Caillié est né en 1799 à Mauzé-sur-le-Mignon près de La Rochelle. Son père, François Caillié, est détenu au bagne de Rochefort pour vol. L’enfance de René n’est pas facile. Apprenti cordonnier, il est très vite attiré par le grand large. Parmi ses lectures : le Robinson Crusoé de Defoe. En 1816, il entend parler d’une escadrille de cinq bateaux, qui met les voiles vers l’Afrique ; il s'embarque pour le Sénégal en tant que mousse, voguant à côté d’une frégate de célèbre mémoire, la Méduse, dont le naufrage au large des côtes du Sénégal a été peint par Géricault.
Après un temps passé à Saint-Louis, il navigue en direction de la Guadeloupe où il reste six mois. Après son retour en France à la fin de 1818, il repart pour Saint-Louis et, l'année suivante, il sera intégré à la caravane qui porte secours au major anglais Gray. Malade, il rentre en France. Entre 1820 et 1823, il fera des voyages entre Bordeaux et les Antilles au service d'un négociant en vins. En 1824 au Sénégal, il obtient l'appui du gouverneur, le baron Roger, en vue de faire une incursion chez les Maures. Là, il s’invente une biographie de survie : il se fait passer pour un Égyptien, réduit à l’esclavage par les Français et désireux de rejoindre son pays. Pendant de longs mois, il vit de peu parmi les Maures, s’habille comme eux et devient familier de leurs coutumes et de leur langue. Après un nouveau passage en 1825 à Saint-Louis, il part en 1826 pour Freetown, capitale de la Sierra Leone. Encore un échec : le gouverneur anglais ne veut pas soutenir son projet d'exploration vers Tombouctou ; en revanche il le nomme directeur d’une fabrique d'indigo. 
Après avoir épargné un peu d’argent, Caillié achète de la pacotille, traverse de vastes étendues intégré à une caravane, vêtu comme un musulman et atteint en juin 1827 la région du haut Niger. Un peu plus tard, atteint de scorbut, il doit faire une halte de plusieurs mois, échappant de peu à la mort. En janvier 1828, nouveau départ, pour la ville de Djenné où il arrive deux mois plus tard, puis s'embarque sur une pirogue et atteint enfin Tombouctou le 20 avril. Cette ville, objet de tous ses désirs, le déçoit profondément. 13 petits jours plus tard, il quitte Tombouctou et fait le chemin de retour au sein d’une caravane en direction de Tanger, d'où il s'embarque fin septembre pour la France. A Paris, il est reçu en héros, couvert d’honneurs, et reçoit un prix de 10 000 francs offert par la Société de géographie, ainsi qu'un traitement de 6 000 francs. En pleine gloire, René Caillié rédige le « Journal d'un voyage à Tombouctou et à Djenné dans l'Afrique centrale » (Paris, 1830). L’argent gagné lui permet d’acheter un grand domaine près de La Rochelle, où il finira ses jours atteint par la tuberculose, en 1838.
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