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Accueil Le Balcon (1995)
     
   
     
   
 
Le Balcon

Théâtre d'été Vallée de Joux 1995 

«Le Balcon» de Jean Genet au Château de Hautes Roches, ou les amours clandestines et fantasmagoriques de l’Evêque, du Juge et du Général dans une maison d’illusions dont personne n’avait soupçonné l’existence au dessus du village du Pont.



Le mot du Syndic Imprimer
Écrit par Philippe Berney   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00

Chers Amis du Théâtre, Haute Roche, tour à tour Manoir, Château ou Villa du Matin, à la rumeur de tes origines, nobles, énigmatiques ou alors suspectes, vas-tu enchérir, par la grâce du théâtre, à ton histoire intrigante, d'un surcroît d'originalité ? Certes.

A la dimension de ton architecture rococo et sans mesure de tes balustres, avoir l'audace d'ajouter, ne fut-ce que quelques soirs "Le Balcon", prose baroque, somptueuse, provocante, suscitant tumulte et scandale, voilà bien qui confirme une destinée prestigieuse.

A l'extravagance des structures, tu allieras la démence du verbe, deux modes d'expression contemporains du début de ce siècle.

Jean Genet, c'est l'envers du décor, le mal érigé en critique éthique ou esthétique. N'a-t-il pas écrit : "Je décidai de poursuivre mon destin à l'inverse de vous-mêmes et d'exploiter l'envers de votre beauté".

La Compagnie du Clédar, qui n'est plus à présenter, par ce choix courageux et un travail gigantesque, nous procurera au-delà de la détente, des heures d'interrogation profonde relative à la vie dans tous ses aspects.

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Bienvenue au Château de montagne au bord de l'eau… Imprimer
Écrit par Renald Locca   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00

Art, culture, divertissement, humour grinçant et bien d'autres qualificatifs peuvent être regroupés par un seul mot: CLÉDAR.

Une compagnie qui, au fil des années, place la barre de plus en plus haut et assure au public des spectacles d'excellente qualité.

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Charles Aubert Imprimer
Écrit par Marie-Claire et Reynold Keusen   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00
Authentique combier, né à la Vallée de Joux en 1941.

Après une formation d'ingénieur électronicien, il exerce sa profession à Schaffhouse, Lausanne, puis s'installe à la Vallée de Joux en 1973.

La peinture, sa grande passion, s'empare très tôt de lui. Lors d'un voyage en Toscane, il découvre les primitifs italiens et c'est pour lui une révélation. Héritier d'une tradition, il n'en est pas moins un créateur de son siècle et trouve en Kandinsky et Paul Klee des maîtres et initiateurs.

Douceur des lignes et des teintes, tendresse pour dire le pays jurassien, distribution complexe des couleurs pour exprimer le monde très construit des cités, force et jaillissement de la vie pour pénétrer, accroché à un cerf-volant, dans l'infini du cosmos, d'où surgit soudain un astre fou.

C'est avec un enthousiasme extrêmement sympathique que Charles Aubert a accepté de mettre son immense talent au service d'un spectacle théâtral. Le Balcon de Jean Genet l'a immédiatement passionné: la psychologie des personnages, les symboles, le lieu où se déroule l'action ainsi que l'effet de miroir qui renvoie au spectateur sa propre image.

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Eblouissement et vertige Imprimer
Écrit par Yves Pinguely   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00

Après plusieurs mois de travail, je me suis arrêté là: entre une étrangeté et une admiration immenses.

"Quand on est malin, on peut faire semblant de s'y retrouver (..) de croire que les mots ne bougent pas, que le sens est fixe." Jean Genet

L'œuvre de Genet ne se laisse pas réduire au silence. Il n'y a pas d'explication facile, univoque et sécurisante. C'est normal. Son écriture est vertigineuse. Il joue continuellement avec l'équilibre fragile des mots, des images et des sens.

L'œuvre de Genet éclate, étincelle, glisse, se dissimule, ressurgit, et se réinvente sans cesse.

"Je voudrais aimer tout le monde. Mes pièces, mes romans sont des cris d'amour et l'on me répond par des injures." J. G.

Aucune injure et peu de réserve. Mais plutôt un long écho amoureux qui s'est tissé en moi. J'aime Genet car il a taillé son œuvre dans la liberté et la lucidité. J'aime les excès de sa langue, de son courage et de ses défis. J'aime son feu, sa violence, et sa redoutable intelligence.

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Le grand théâtre du monde Imprimer
Écrit par Gérard Demierre   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00

Malgré l'intérêt qu'il provoque, "Le Balcon" déconcerte. Il est rare qu'une pièce contemporaine suscite d'aussi nombreuses mises en scène. Pourtant, Genet n'a jamais été satisfait des différentes réalisations de son texte. Et la critique fut toujours troublée de la manière dont le dramaturge traitait la réalité sociale. En effet, bien que son théâtre tout entier se consacre au thème du maître et de l'esclave, Genet s'est toujours défendu "d'attaquer" ou de "défendre", de vouloir montrer quoi que ce soit. Il demande de ne pas jouer cette pièce comme si elle était une satire de ceci ou de cela. Elle est, et sera jouée comme "la glorification de l'Image et du Reflet". Il faut donc tenter de la saisir non pas dans ses thèmes érotiques ou sociaux, mais dans sa structure même de jeu de théâtre, jeu de miroirs, jeu d'illusions, effets d'optique et d'apparences.

Le Grand Miroir du Monde et de tous les miroirs.

Dans sa première version, "Le Balcon" propose une fable assez claire: les clients d'un bordel de luxe s'identifient, le temps d'une séance, aux personnages de leurs rêves.

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Le Balcon Imprimer
Écrit par Valérie Rochat   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00

(Oeuvre écrite en 1956 par Jean Genet, né en 1910 et décédé en 1986)

Un bordel de luxe... ou une "Maison d'illusions" comme aime à l'appeler Madame Irma...

Cette femme est une Mère Maquerelle, comme elle peut devenir ou plutôt prendre le rôle de la Reine, selon les circonstances. Une somptueuse demeure où les clients jouent peut-être à ce qu'ils ne sont pas, mais sont plus vrais que leurs modèles. Des ressemblances ignobles, excentriques, erronées ou drôles de ces personnages qui forment l'ordre social de la société. Dans les miroirs dorés des salons de Madame Irma, l'image de ces hommes reflète, pour se perdre dans le grotesque, l'émotion, le burlesque ou la vérité.

Madame Irma veille sans cesse au jeu de ses clients par un dispositif lui permettant, depuis son bureau, de voir ce qui se passe dans tous ses salons.

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Le Manoir de Hautes-Roches ou la Villa du Matin Imprimer
Écrit par Patrick Berktold   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00
Cette somptueuse batisse surplombant le village du Pont détient une bonne part d'histoires et de mystères, à en lire les "Canons de Buno Varilla", une légende moderne de Claude Berney (Le Pont, le 10 mai 1990).

Construite au début du siècle par Maurice Buno Varilla, magnat de la presse, propriétaire du journal "Le Matin" à Paris, cette villa, d'après les récits, possédait en cas d'explosion volontaire une plate-forme de tir avec des canons dirigés sur le fort des Rousses, distant de quelque 32 kilomètres.

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L'animation Imprimer
Écrit par Patrick Berktold   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00
La pièce de Jean Genet "Le Balcon" que vous présentera la Compagnie du Clédar au Manoir de Hautes-Roches sera pour vous l'occasion de vous laisser aller dans le monde de l'illusion, dans une maison d'illusions; tel sont les vœux des metteurs en scène Gérard Demierre et Yves Pinguely.
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Le Trio Rétro Imprimer
Écrit par Georges-Henri Dépraz   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00

Il faut les voir arriver dans leur tenue des années vingt: chapeau cloche ou bibi à voilette perché de guingois, robe charleston, sourire malicieux… Les musiciennes s'installent. Christine Niggeler au piano, Anne-Thérèse Biéri au violon, Tina Strinning à l'alto. Elles attaquent un air tzigane, puis enchaînent, de valse en tango, de charleston en air d'opérette. Tout en elles respire l'énergie, la joie de vivre, la bonne humeur et l'humour.

De formation classique (elles ont toutes trois fait le Conservatoire de Lausanne), ces musiciennes disposent d'un registre très large, puisqu'elles jouent aussi bien de la musique légère que de la musique de chambre traditionnelle.

C'est en 1985 que fut créé le Trio Rétro. Le Conservatoire avait besoin d'un ensemble pour animer des après-midis de thé à Montreux. C'est à partir de 1à qu'elles constituèrent un répertoire de plus en plus vaste.

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Distribution Imprimer
Écrit par Le Clédar   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00
Mise en scène Gérard Demierre et Yves Pinguely

Scénographie Valérie Pfeiffer

Décors Jean-François Gander

Eclairages Romain Rossel

Confection costumes Lucienne Amoroso et Heidi Groth

Location costumes Lise Corthésy

Maquillage Nathalie Mouchnino

Régie de plateau Mireille Dépraz

Régie lumière / son Philippe Capt, Jean-Philippe Dépraz et Philippe Meylan

Musique (Trio Rétro) :

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Billet du Président Imprimer
Écrit par Claude Crausaz   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00
Depuis "Le Barouf" jusqu'au Balcon, la Compagnie du Clédar se lance des défis, déniche des lieux singuliers et découvre d'autres auteurs.
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Remerciements Imprimer
Écrit par Claude Crausaz   
Dimanche, 01 Janvier 1995 01:00
Si la Compagnie du Clédar a l'énorme plaisir d'envahir cet été les terrasses du Manoir de Hautes-Roches, pour y jouer "Le Balcon" de J. Genet, elle le doit dans une large mesure aux nombreux appuis qui lui sont accordés de toutes parts.
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Plus de 4'000 spectateurs au Théâtre d'été Vallée de Joux 2009

Plus de 4'000 spectateurs ont franchi les portes du hangar de la gare du Brassus pour voir La Quinzaine Prodigieuse, Une Évocation de Anne Cuneo présentée dans le cadre du Théâtre d'été Vallée de Joux 2009.

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